Alerte aux virus (mais peut être pas ceux que vous croyez)!
La mode est au virus depuis quelques années, vous l'avez sans doute remarqué. Virus de la grippe A avec son sombrero kitsch, virus aviaire avec sa crête de coq et son accent chinois, virus informatique avec son cortège de photos affriolantes… oui, le virus se porte bien, et le discours à son sujet est une manne pour les journalistes en panne d'inspiration, et les vendeurs de matériel divers et variés.
J'ai donc décidé, en ce calme samedi matin, de céder moi aussi à cette panique particulièrement fashion, et de vous parler également de virus. Mais, l'originalité et la perspicacité s'étant levée du même pied enthousiaste que moi ce matin (je m'esbaubis de cette tournure. Il faut que j'arrête la bière japonaise le vendredi soir, je crois), j'ai décidé de ne pas vous parler de ces virus bien trop communs pour retenir mon attention. Non, je vais aller vous trouver du virus bien plus original, et surtout bien plus répandu.
Comme je suis un peu flemme quand même, j'ai puisé mon inspiration dans un post paru il y a quelques mois dans un de mes blogs préférés, Zen habits de Léo Babauta . Le papier avait retenu mon attention lors de sa sortie (enfin, le papier virtuel arrivé sur mon Iphone, désolée pour les imprimeurs) et je m'étais juré de vous en faire profiter , dûment traduit et adapté par mes soins, lorsque j'en aurais le temps. Ce temps est venu :
Voici donc le sujet de lavage de main du jour : luttez contre vos virus… mais les plus importants, les plus quotidiens, les plus perturbants…
Vos Virus Intérieurs !
“les grosses n’ont pas leur place dans la mode”
Cette profonde pensée est signée Karl Lagerfeld, qui, je vais l'avouer tout de suite, me tape passablement sur le système, malgré le consensus “génial créateur” qui semble l'entourer.
Les grosses n'ont pas leur place dans la mode … je fume encore de rage devant le mépris vertigineux de ce “créateur” pour les femmes qu'il est sensé embellir et rendre lumineuses pour le reste du monde.
La mode - et à plus forte raison la haute couture - se plaint à corps (décharnés) et à cris (pailletés) de la perte de leur marché, de la baisse de leur vente, de la diminution du bon gout chez les femmes qui ne savent plus s'offrir un beau tailleur. Vous avez raison, Messieurs. Je ne me retrouve pas dans cette mode tantôt fantomatique, tantot guerrière, toujours tirée par les cheveux, qui fait de la femme un porte manteau en os véritable - dont le commerce devrait être interdit par des traités internationaux au titre de la faune en danger -
Voici une photo tirée au pif de google
Peur, moi, jamais (Ah Ah Ah !) !
Je viens de passer quelques jours dans un salon professionnel réservé aux micro entreprises, ce qui m'a donné l'occasion inattendue de retomber sur des connaissances et ex collègues perdus de vue depuis quelques années, et avec qui j'ai eu l'occasion de discuter un peu.
L'une de ces connaissances, croisée au cours de ma précédente carrière de salariée dans une association 1901 plutôt pépère (le CIDJ pour ne pas le nommer), a eu cette exclamation alors que je racontais un peu mon parcours (agité étant un mot faible) au cours des 4 dernières années :
“Ah, c'est génial ce qui t'arrive. Moi je crois que je n'y arriverais jamais. Enfin il faut dire que pour toi, c'est quand même facile, tu n'as jamais peur”.
J'en suis restée sans voix.
Chéri, Tudor ? et autres séries américaines sur Iphone…
Bon je l'avoue tout de suite, ce titre est un excellent candidat au titre du Plus Mauvais Jeu De Mots Dans un Titre de Blog 2009. Mais bon, j'ai quelques excuses , reconnaissez le : la fièvre, la grippe, la rentrée , tout ça…
J'ai décidé pour le coup de faire dans le blog léger et instructif , ou : comment télécharger des séries américaines de qualité, légalement, mais … à des prix américains (qui n'ont rien à voir, Ô surprise, avec les prix européens).
Pour ce faire , il vous faut un I phone, un minimum de langue anglaise (les séries seront en vo non sous titrée, vous l'aviez bien compris) , une connexion internet avec un accès ebay et… c'est simple :
Toujours à la pointe de l’innovation, je teste actuellement pour vous…
… la grippe A. Ou pas A, d'ailleurs, nous n'en savons rien, le médecin pas plus que nous… Je dis nous, non pas que je parle de moi à la première personne du pluriel (atteinte par la grippe oui, mais pas à ce point là !) ,mais parce que mon fils a jugé utile, dans un bel effort de solidarité, de se joindre à moi. Sauf que lui en est remis en 24 heures alors que j'en suis à 48 heures de courbatures partout. Pas juste !
Bon, en attendant, si vous me permettez de résumer les conclusions de mon test, le fait est que je suis très déçue. Cette grippe est très surfaite, vraiment !
. je n'ai aucun reflet rose porcelet (je viens de vérifier encore dans la glace, par acquis de conscience, et pas de doute, je suis juste blême et hirsute).
. je ne parle toujours pas espagnol, et ma connaissance de la géographie mexicaine ne s'est pas améliorée.
. je n'ai même pas provoqué de mouvement de panique dans mon quartier, voisins, enseignants et autres individus croisés depuis deux jours ayant une philosophie et un calme sur le sujet exemplaires.
Bref, cette grippe n'a pas grand chose d'inoubliable, si ce n'est l'intense battage médiatique dont elle fait l'objet. Vous me direz, trop préparé, ou pas préparé, on trouve toujours un reproche à faire à nos dirigeants et journalistes… Trop préparé est sans doute un reproche moins grave.
Enfin, en tout cas, pas de panique… courbatures, migraines, impression d'avoir été posée sous la ligne d'arrivée du dernier tiercé de Saint Cloud… vous avez déjà vécu ça, rien de nouveau sous le soleil.
Alors, si vous devez être grippés, comme c'est statistiquement assez probable… soyez grippés zen !
Alors, Luxe ou … Qualité ?
Deuxième partie aujourd'hui du petit cours de vocabulaire appliqué à la consommation.
C'est idiot, les mots mais… c'est encore la façon plus simple que je connaisse de se mettre les idées au clair dans la tête !
Après notre petite réflexion sur bon marché versus économique, voici donc le pendant : Luxe versus Qualité.
Entre nous il y a là une (très légère, avouons-le) provoc de ma part, puisqu'il semblerait que le Figaro Madame prévoit de me citer dans un de ces prochains numéros (celui de samedi, peut être). Et s'il est bien un endroit où les deux concepts sont ardemment mêlés, c'est bien dans ce magazine. Je ne vais pas me faire que des amis dans les vendeurs de machins chers et trendy, et surtout dans les acheteurs de machins chers et trendy.
(encore que, à la réflexion, je me demande si , sous sa peau de mouton bien pensant, le Nouvel Obs n'est pas un loup de luxe pire encore, avec ses articles sur les voyages à un smic et demi les 10 jours, et ses propriétés inabordables en dernières pages. Il faut que j'examine de près cette profonde question…)
Mais revenons au centre de notre éminente réflexion. Vous voulez acheter intelligemment, vous avez décidé de devenir un adulte réfléchi dans le Disneyland de la consommation où nous vivons : il est temps que vous sachiez aussi faire le tri dans ce qui vous est proposé de plus cher.









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