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Alors, Luxe ou … Qualité ? 10 septembre, 2009

Classé dans : argent,bonheurs,vie quotidienne — entouteserenite @ 17:32

Quand le blign épouse le kistch ... trop beau !

Deuxième partie aujourd’hui du petit cours de vocabulaire appliqué à la consommation.
C’est idiot, les mots mais… c’est encore la façon plus simple que je connaisse de se mettre les idées au clair dans la tête !

Après notre petite réflexion sur bon marché versus économique, voici donc le pendant : Luxe versus Qualité.

Entre nous il y a là une (très légère, avouons-le) provoc de ma part, puisqu’il semblerait que le Figaro Madame prévoit de me citer dans un de ces prochains numéros (celui de samedi, peut être). Et s’il est bien un endroit où les deux concepts sont ardemment mêlés, c’est bien dans ce magazine. Je ne vais pas me faire que des amis dans les vendeurs de machins chers et trendy, et surtout dans les acheteurs de machins chers et trendy.

(encore que, à la réflexion, je me demande si , sous sa peau de mouton bien pensant, le Nouvel Obs n’est pas un loup de luxe pire encore, avec ses articles sur les voyages à un smic et demi les 10 jours, et ses propriétés inabordables en dernières pages. Il faut que j’examine de près cette profonde question…)

Mais revenons au centre de notre éminente réflexion. Vous voulez acheter intelligemment, vous avez décidé de devenir un adulte réfléchi dans le Disneyland de la consommation où nous vivons : il est temps que vous sachiez aussi faire le tri dans ce qui vous est proposé de plus cher.

Il est urgent que vous appreniez à reconnaitre la qualité, et à oublier ce concept creux et futile qu’est le luxe, qu’on nous a pourtant si bien vendu qu’il est aujourd’hui une industrie à part entière.

Mais où est la différence me direz vous ? Et où est le mal, puritaine calviniste (oui, j’avoue, j’ai grandi en Suisse !) coincée , à aimer le luxe ?

Ma réponse est simple : le luxe en soi n’a pas grand intérêt.

Ce qui vaut un prix supérieur à la moyenne, c’est la qualité : un savoir faire particulier, une résistance remarquable, un confort réel, une matière rare…
Quelque chose qui vous donne de l’unique et de l’usage dans le temps.
Quelque chose qui fait une différence réelle dans votre quotidien (pouvoir s’offrir la première au lieu de la classe eco pour rejoindre Hong Kong en avion , ce n’est pas un luxe, mais bien une qualité… de vie !) ou dans la durée.

A l’inverse, le luxe, c’est, pour prendre un terme rapidement passé de mode, le « bling bling » :
payer plus cher pour une qualité comparable au tout venant, mais maquillé par une étiquette, un nom, un effet de mode.

Acheter du luxe, c’est donc jouer avec un immense conformisme les moutons de Panurge dans l’achat de quelque chose … qui ne vaut pas son prix.

Je vais me permettre d’illustrer mon moral propos par un exemple qui me tient à coeur, pour des raisons historiques personnelles : les montres.

Je ne vais pas parler des Rolex chères à M. Ségala, probablement parce que j’approche de mes 50 ans et que je vais néanmoins résolument refuser d’en porter une (les perspicaces auront bien compris que de toute façon la question ne se pose pas véritablement, vu mes finances ! mais le fait est que j’abhorre ces montres carossées comme des tankers).

Je vais prendre deux autres exemples de marques ( l’une en sera peut être reconnaissante et l’autre probablement furibonde… si tant est que ma goutte d’eau littéraire fasse la moindre trace sur leur immense image) pour illustrer ma démonstration.

Prenons une montre de luxe… je choisis…. allez , Chanel. Mais vous pouvez joyeusement remplacer Chanel par n’importe quelle griffe de grand couturier, de bijoutier, de vendeur de voiture rouge, voire de parfumeur  etc…
Le boitier est un masque pour un mécanisme commun, le plus souvent acheté (si si, renseignez vous) en Chine, et habillé de la marque qui vous tente.
Pas de qualité particulière, pas de matière inoubliable, dans le meilleur des cas un design ( or le design ne coûte en soi pas grand chose, Swatch l’a assez prouvé : pour un industriel aujourd’hui,  il n’est pas plus cher de faire joli !)…
Mais en faitune étiquette, une marque , un style reconnaissable qui vous associe à la tribu des heureux possesseurs d’un machin cher et reconnaissable.

Prenons maintenant une montre de qualité. Je n’hésite pas sur la marque, car j’ai une tendresse pour celle ci chez qui j’ai effectué, jeune étudiante, un stage d’été : Patek Philippe. Mais ce n’est pas la seule dans ce cas. Il en existe d’autres. Les points communs ? des savoir faire uniques, des montres faites encore par des artisans, ou avec des technologies de pointe, des caractéristiques de qualité qui font qu’une montre d’il y a 50 ans se répare sans problème, et se donne de grand père en petit fils… C’est en général plus discret, peu reconnaissable finalement, mais un véritable objet de qualité.
En ce cas, vous ne payez pas que l’appartenance à la tribu de ceux qui peuvent payer :  vous payez aussi un objet, un travail, une durabilité, une qualité exceptionnels.

Un bon moyen de ne pas se sentir idiot, quand le mouvement de mode a lâché les moutons de Panurge dans une nouvelle pature de marqeu de luxe…

On pourrait jouer au même jeu pour la maroquinerie : cf le sac de n’importe quel « grand » couturier qui balance sa marque sur du cuir cousu à la va vite en Italie, versus un sac Hermès dont le cuir et la couture sont un poème en soi-

et pour le parfum, le mobilier, la voiture, les maisons  etc…

Mais sans aller dans des biens aussi chers – et dans certains cas d’une utilité quotidienne discutable – vous pouvez penser à faire en permanence votre petit vérification mentale lorsque vous allez acheter un bien pour lequel vous êtes prêt à investir  :

payez vous de la qualité, ou du luxe ?
de la réalité, ou de l’image ?
de l’usage, ou du vent ?

Allez, je vais même en profiter  de ce post pour dire tout le mal que je pense d’une marque en particulier et de ses objets dérivés : Swarowski.
Y-a-t-il vraiment des gens pour croire que cela vaut le coup de payer plus cher un objet -depuis un sac à main jusqu’à un téléphone portable – pour avoir du verre amélioré brillant dessus ? ce cristal synthétique n’a en soi aucune valeur, ni en matière ni en mise en oeuvre. Il brille par … ses relations presse et sa magnifique construction marketing qui est arrivé à faire d’un ersatz un symbole de luxe.

C’est un extraordinaire – et littéral – miroir aux alouettes !
Alors soyez plus intelligent que la légendaire alouette fascinée par ce qui brille.
Plus clair dans vos idées (et votre teint) que Séguéla.
Plus lucide dans vos consommations que toute notre société occidentale ces 30 dernière années :

Achetez de la qualité, du savoir faire, là où elle se justifie et quand  vous pouvez la payer.

Et laissez tomber le « luxe », qui n’est jamais qu’un prix (élevé) payé pour se rassurer socialement.

Si lors de vos achat, vous optez résolument pour « de l’économique » quand vous êtes raisonnable,
et « de la qualité » lorsque vous voulez investir plus,
vous aurez résolument enlevé la première syllabe de votre étiquette de « consommateur ».

Réjouissant, n’est ce pas !

Alors, luxuriez zen !

 

 

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