EN TOUTE SERENITE

Trouver ensemble les idées, les attitudes, les objets pour une vie plus belle

 
  • Accueil
  • > bonheurs
  • > Alerte aux virus (mais peut être pas ceux que vous croyez)!

Alerte aux virus (mais peut être pas ceux que vous croyez)! 31 octobre, 2009

Classé dans : bonheurs,vie quotidienne — entouteserenite @ 10:08

Et si les virus faisaient aussi sourire La mode est au virus depuis quelques années, vous l’avez sans doute remarqué. Virus de la grippe A avec son sombrero kitsch, virus aviaire avec sa crête de coq et son accent chinois, virus informatique avec son cortège de photos affriolantes… oui, le virus se porte bien, et le discours à son sujet est une manne pour les journalistes en panne d’inspiration, et les vendeurs de matériel divers et variés.

J’ai donc décidé, en ce calme samedi matin, de céder moi aussi à cette panique particulièrement fashion, et de vous parler également de virus. Mais, l’originalité et la perspicacité s’étant levée du même pied enthousiaste que moi ce matin (je m’esbaubis de cette tournure. Il faut que j’arrête la bière japonaise le vendredi soir, je crois), j’ai décidé de ne pas vous parler de ces virus bien trop communs pour retenir mon attention. Non, je vais aller vous trouver du virus bien plus original, et surtout bien plus répandu.

Comme je suis un peu flemme quand même, j’ai puisé mon inspiration dans un post paru il y a quelques mois dans un de mes blogs préférés, Zen habits de Léo Babauta .  Le papier avait retenu mon attention lors de sa sortie (enfin, le papier virtuel arrivé sur mon Iphone, désolée pour les imprimeurs) et je m’étais juré de vous en faire profiter , dûment traduit et adapté par mes soins, lorsque j’en aurais le temps. Ce temps est venu :

Voici donc le sujet de lavage de main du jour : luttez contre vos virus… mais les plus importants, les plus quotidiens, les plus perturbants…
Vos Virus Intérieurs !

Le Virus, qu’il soit informatique ou biologique, a pour caractéristique d’infecter son hôte, de se démultiplier, de l’affaiblir, et dans le pire des cas de procéder à son effacement final. Nous démultiplions donc les masques, les gels, les logiciels, les pare feux, les pare éternuements, les zones de quarantaine et autres insomnies pour nous en protéger.

Pourtant nous sommes d’ores et déjà tous infectés, tous porteurs de nos propres virus : nos pensées négatives.

J’en entends quelques uns commencer à se bidonner doucement dans les rangs : tout ça pour ça, cette alerte au virus juste pour quelques pensées ! Riez, gens de peu de foi, mais réfléchissez entre deux hoquets. Toute la journée, vous écoutez votre bavardage intérieur. Vous n’en avez pas conscience, car nous avons pris l’habitude depuis notre tendre enfance d’être accompagné par ce discours permanent, ce babil interne qui salue chacun de nos échecs, caresse chacune de nos peurs, agite chacune de nos émotions.

Si vous avez déjà pratiqué la méditation, le qi gong, le yoga, vous avez déjà pris conscience de ce bavardage intérieur. Si ce n’est pas le cas, posez vous simplement une demi heure sur une chaise, au calme, dans un jardin par exemple ; et écoutez , avec distance, le discours qui se met en place en vous. Ecoutez les mots, les jugements, les pensées agitées.

Vous entendrez très probablement des choses comme « qu’est ce que tu fais là, posé à ne rien faire, tu as l’air fin » « tu as vu la voisine a encore grossi. remarque je dis ça, mais tu ne t’es pas vue de dos en cette fin d’été » « quand je pense à ce que machin a pu dire, à ce que truc a pu faire, ça me mets en colère. et toi tu n’as rien fait évidement  » « tu n’ai pas de chance quand même, c’est toujours sur toi que ca tombe. regarde, tous les autres sont heureux, amoureux, et toi tu rates tout, bien entendu » etc, etc, etc,…

Et maintenant imaginez simplement que ce langage soit tenu par quelqu’un de réel assis à vos côtés : copine, copain, relation… Imaginez ces mots et ces idées prononcées à haute voix par quelqu’un d’autre : vous ne le supporteriez pas ! pas une demi heure !
La méchanceté, la mesquinerie, l’apitoiement sur soi même, la nostalgie à deux sous, tout cela vous mettrait hors de vous en moins de 20 minutes.

Or vous vivez avec cela tous les jours de votre vie, toutes les minutes de votre éveil. Ce sont les VIRUS INTERIEURS de votre vie, qui vous la gâchent consciencieusement sans que vous en ayez conscience.

Maintenant que vous voila conscients de ces malveillantes et inutiles pensées, 4 trucs pour vous permettre de vous en protéger et apprendre à fonctionner sans virus !

Reconnaissez et arrêtez les pensées négatives dès qu’elles apparaissent

Une étude cognitive récente affirme que 80% de nos pensées dans la journée sont du recyclage de vieilles idées, et que nous tournons en permanence les mêmes lunes dans nos têtes fatiguées. Sachez découvrir, sur ces 80%,  les phrases négatives qui se répètent régulièrement : vos démons intérieurs. Vous pouvez vous amuser à les noter sur un carnet pendant quelques jours, puis à les relire à tête reposée. Vous serez effaré par la violence, la cruauté de certaines de ces pensées… et c’est vous qu’elles torturent comme ça depuis des années ! Oui les vrais pro du harcèlement moral, c’est avant tout nous mêmes !

Dès que ces pensées récurrentes apparaissent, chassez-les. Ne leur donnez pas prise, passez à autre chose immédiatement comme on écarte d’une main une mouche gênante . Tout ce qui agite des risques vus et revus, des peurs, des limitations, des menaces doit être immédiatement « mis en quarantaine et désactivé ». C’est la première étape qui vous permettra de vivre sans virus intérieur.

Laissez partir le passé

Les virus intérieurs sont écologiques : ils adorent recycler nos expériences difficiles, douloureuses, humiliantes, et nous permettre de les revivre éternellement, comme si ces expériences étaient encore d’actualité.
Vous connaissez tous cette sensation où subitement, alors que tout va bien dans votre journée, un souvenir cruel va soudain se réveiller et vous faire revivre une émotion associée, sur un simple déclencheur anodin ( par exemple, il y a un sentier dans le bois de Vincennes où j’ai été un jour bousculée à tomber par un joggeur impatient de me dépasser alors que je portais mon fils nouveau né en porte bébé sur le ventre. Je ne peux toujours pas passer à cet endroit sans revivre la peur, la haine et la colère que cet incident avait réveillé en moi à ce moment là. Et pourtant quelle inutile débauche d’émotion, 7 ans après !).

Certes les mauvaises expériences ont pour avantage de nous donner des leçons, de nous faire éventuellement prendre conscience de risques et dangers dans la vie. Mais elles ne doivent pas pour autant rester « vivantes » et perturber votre vie émotionnelle présente. Alors une fois pour toute, cessez de chercher du sens, ou de la guérison, ou de la vengeance pour des choses arrivées dans le passé. Posez ces épisodes sur les étagères (encombrées sans nul doute) de vos expériences de vie, et laissez les prendre tranquillement la poussière. Sinon vous leur donnez un pouvoir sur vous qu’elles ne méritent pas. Vous avez autre chose à vivre !

Entrainez vous à pratiquer la pensée positive 

Vous savez, ce que le célèbre Docteur Coué nous a laissé comme méthode et dont on se moque si souvent- bien à tort entre nous- : l’affirmation positive.

Toutes les traditions humanistes vous le disent : vos pensées créent votre réalité à venir. Et la réalité matérielle autour de nous nous le prouve sans arrêt : c’est parce que vous imaginez votre future maison  pour la poser en plan qu’elle peut se construire ; c’est  parce que vous avez un projet professionnel en tête que vous pouvez démarrer une entreprise qui deviendra réelle ; c’est parce que vous avez une idée du couple, de la famille,  que vous pouvez construire votre relation et faire vos choix.

C’est donc bien parce que vous posez des mots et des projets dans votre vie qu’elle peut se construire : vous être votre propre architecte, vos mots et vos pensées mettent en forme tous les plans de votre vie.

Alors apprenez, pour remplacer pensées négatives et souvenirs douloureux, à créer des affirmations positives en accord avec vos projets et vos valeurs. On ne bâtit pas une maison sur ce qu’elle ne doit pas être. Prenons un exemple  :
« alors, ma maison fera moins de 100m sur 25m, elle n’aura pas de trous dans le toit et ne sera pas laide »
Impossible de monter une maison à partir de ces indications n’est-ce-pas  ! eh bien c’est ainsi que vous fonctionnez quotidiennement lorsque vous utilisez de la pensée négative.

Entrainer son esprit à avoir des pensées positives, des phrases rassurantes et engageantes, sans négation, est la première étape pour construire la confiance en soi dont nous avons tous besoin pour avancer dans notre vie d’adulte. Alors reprenez votre liste de pensées négatives (« tu n’y arriveras jamais » « tu n’es pas fait pour ça »  » tous les autres sont meilleurs que toi » « tu es difficile à supporter et à aimer » « la vie est pleine de danger et les gens que tu aimes vont tous disparaitre » etc) et transformez les consciencieusement en pensées positives, qui vous seront propres .

Oui, je sais , ca fait drôle au début : nous avons tellement peu l’habitude de nous parler gentiment:  » tu es fait pour ce job, quel talent tu as » « tu as déjà parcouru tant de chemin, tu as la capacité a aller très loin » « tu as toute ces qualités uniques et le monde a besoin de toi pour ça  » « tu es un adorable lapin que tout le monde a envie d’aimer »  » les gens que tu aimes vont bien et nous avons tous le droit et le temps de profiter notre bonheur »… vous allez probablement vous sentir vaguement ridicule, voire même coupable au début. Persévérez ! encore une fois, personne ne supporterait un être aussi acariatre que votre voix intérieure au quotidien, il est temps de transformer votre monstre désagréable en compagnon éclairé.
Jetez vos vieilles phrases négatives (mieux : brûlez les !)  et gardez avec vous vos mantras positifs pour en faire vos compagnons quotidiens. Ce sont les meilleurs anti-virus du monde !

Enfin, ouvrez vous aux nouvelles expériences

Nos virus intérieurs jouent beaucoup sur notre peur du changement. Or cette peur est pour tous, sous des formes différentes, immense.

Je me souviens d’une discussion avec un ami psychologue à qui je demandais ce qui finalement, sur ses 15 années de pratique, l’avait le plus étonné. Il m’a répondu qu’il était encore, chaque jour, époustouflé par la capacité des gens à encaisser de la souffrance plutôt qu’à prendre le risque de changer, même de façon minime. Souffrir le connu plutôt que risquer l’inconnu est (bizarrement) une règle fondamentale du comportement humain.

Or notre société use et abuse de cette peur du changement : la sécurité, le principe de précaution, le besoin de rester dans le connu et le bordé sont les premières chaines de notre esclavage, que nous tissons chaque jour nous même avec nos peurs.

Donc pour être en accord avec soi même, pour avancer, il est inévitable d’accepter le changement, l’inconnu, d’accepter au fond de vous que rien n’est stable. La rivière qui coule en bas de chez vous n’est pas la même qu’hier,  votre enfant rentré ce soir est déjà différent de celui parti à l’école ce matin, ce qui vous paraissait acquis peut disparaitre ou s’arrêter demain… Les Bouddistes appellent joliment cela « l’impermanence » : rien n’est fixé, tout n’est que changement. Et s’agripper aux pensées, aux situations, aux émotions passées et connues empêchent de vivre et d’avancer : cela donne le pouvoir à ces virus intérieurs qui cherchent à arrêter toute vie en nous, en agitant nos peurs; et y arrivent parfois ! Alors prenez le risque de vivre et de découvrir l’inconnu. C’est là que se trouve le sens de la vie !

Voila…  Vous pouvez aller vous laver les mains, éternuer dans votre coude, serrer la main de vos voisins, vous êtes immunisé : vous ne serez plus jamais la victime inconsciente de vos virus intérieurs !

Et maintenant week endez zen !!

 

 

2 Commentaires

  1.  
    Chantal
    Chantal écrit:

    C’est tellement vrai; nos pensées négatives nous empêchent d’avancer dans la vie et l’on se complait fréquemment dans le connu fut-il blessant…C’est fou comme cette peur de la nouveauté nous pousse à l’immobilisme alors que les enfants ont une soif insatiable d’apprendre, de découvrir, de tenter mille expériences parfois à la limite du recommandable!! Mais au moins, ils osent…c’est comme si, une fois adulte, on perdait une grande part de spontanéité et de curiosité…la retenue et la peur prennent bien souvent leur place et c’est dommage…

    Que débute l’ère de la pensée positive ;o)

  2.  
    aurelien
    aurelien écrit:

    Tellement de bon sens…

Commenter

 
 

P O S I T I V E R |
encore zun |
Ma classe maternelle 2007/2008 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Trouvez votre notice ...
| Subversif
| passionbulgarie